Collège Druidique des Gaules

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Editorial n° 348 : Les communautés gauloises

 

Ar Gaël N°348

L'Editorial du grand Druide.

 

LES COMMUNAUTES GAULOISES

 

Une communauté gauloise, ou toute autre communauté, est un groupe social ayant des caractères et des intérêts communs. C’est l’ensemble des habitants d’un même lieu, d’un même territoire. « Ces peuples fondateurs qui engendrèrent la Gaule, ces centaines de populations qui ont aussi marqué très durablement notre patrimoine culturel ont non seulement légué à nos villes et à nos villages leurs noms mais ont également survécu à travers les limites et les appellations de nos pagi (pays). » (Peuples fondateurs à l’origine de la Gaule, Fabien Régnier et Jean-Pierre Drouin, édit. Yotan Embarrer, 2012« A l’époque de la préhistoire, le sens prédominant de la religion semblait être « ce qui relie entre eux les membres d’un clan ou d’une tribu » : être sans religion (sans lien sacré) c’était être sans tribu. « Depuis sa création, le mot « religion » a revêtu un grand nombre de sens. Tiré de deux verbes latins - relegere (recueillir, rassembler) et religare (relier) -, il se présente tout d’abord comme un symbole d’unification, d’harmonie et d’intériorité. (Placide GABOURY, L’envoûtement des croyances, éditions Quebecor, Canada, 2007). Les croyances définissent le rapport de l’homme avec le Sacré. Le Sacré est ce qui a rapport au divin, qui a rapport à Dieu ou aux dieux. Le rapport de l’homme avec le Sacré est la croyance en la vérité d’une doctrine, d’un énoncé, d’une personne. La croyance ne renseigne pas sur la crédibilité. La trop grande facilité à croire s’appelle la crédulité. En druidisme, l’ensemble des croyances intégrées à la philosophie des druides est enseigné à l’impétrant lors de son admission au Collège des Druides, Bardes et Ovates des Gaules.

 

« Il n’est pas d’exemple qu’une religion ou des pratiques religieuses aient pu se maintenir sans une correspondance intime entre le pays où elles sont nées, avec le climat et avec les moeurs des habitants ; il est sans exemple également qu’une religion ou des pratiques religieuses n’aient pas fait d’emprunts aux rites précédemment établis … La plupart des sanctuaires catholiques ont pris la place de temples païens, les lieux de pèlerinage étaient déjà fréquentés par les druides, et antérieurement. Ce qui est vrai pour le christianisme l’est aussi pour l’islamisme. » (René POTTIER, Initiation à la Médecine et à la Magie en Islam, édit. Fernand Sorlot, 7 rue Servandoni Paris 7°, 1939).

 

La religion est l’équivalent de ce qu’on appelle aujourd’hui le besoin d’appartenance. Il y a double appartenance : l’appartenance visible au groupe, et l’appartenance invisible à l’intériorité. « Le besoin d’appartenance au groupe est un lien social, « horizontal ». Ce lien est visible, il se manifeste par des croyances communes habituellement figées ainsi que par des rites, des hiérarchies et des pouvoirs … il s’agit d’une organisation où le pouvoir (même politique) pourra jouer un rôle important. « La religion est aussi un lien « vertical » entre chaque humain et l’Audelà. Ce lien est invisible. Selon les textes mystiques, il existerait entre l’être humain (ou chez certains) l’intuition profonde d’une dimension éternelle, intuition qui échappe à toute preuve logique et à toute démonstration extérieure ... Ce lien appartient à l’intériorité, il n’est pas évident au regard ou à la raison, ce n’est pas un phénomène social. » (Placide GABOURY, opus cité)

 

Les communautés gauloises, plus ou moins indépendantes les unes des autres, ont été unifiées durant la période gallo-romaine de 52 av. J.C. à 76 ap. J.C. Rome a conquis l’actuel territoire de la France et y a implanté son mode de vie. Les langues celtiques et gauloises notamment sont supplantées par le latin.

 

Druide  /| VOSEGUS

 



29/06/2017
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